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09.03.2008

L'alchimiste

 

« Ce sont des forces qui semblent mauvaises, mais qui en réalité t'apprennent comment réaliser ta Légende Personnelle. Ce sont elles qui préparent ton esprit et ta volonté, car il y a une grande vérité en ce monde : qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c’est que ce désir est né dans l'Ame de l’Univers. C’est ta mission sur la Terre. (...) L’Ame du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l’envie, de la jalousie. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n’est qu’une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

 

J’ai abordé ce livre avec des sentiments assez ambivalents : à la fois entre curiosité, fascination et des à priori (négatifs) qui ont été forgés par les nombreuses critiques que j’ai eu l’occasion de lire au préalable de ma lecture, ainsi que les impressions plus ou moins défavorables de mon entourage. En effet, il est difficile de rester tout-à-fait neutre et objectif au sujet d’un roman autour duquel il y a eu une telle ferveur collective et c’est là tout le problème des best-sellers mondiaux à l’envergure de l’Alchimiste. Ce conte oriental, vendu à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde a suscité des réactions très divergentes, notamment une réduction de ce livre à un assemblage de notions philosophiques empruntées ca et là ou alors on a pointé du doigt le manque d’originalité de l’auteur, qui s’est inspiré du conte des deux rêveurs de Jorge Luis Borges. Toutefois, en le lisant pour la première fois hier, j’ai été – ma foi – très loin d'être déçue et j’ai enfin pu former ma propre opinion.

 

Ce livre a une portée universelle au delà de son écriture simple et concise. (Autre angle d’attaque de certains critiques qui l’associent injustement à un roman populaire. ) Certes, l’écriture est peu esthétisée, mais sans pour autant enlever la beauté et la poésie omniprésentes dans le langage. De plus, les messages délivrés sont forts et peuvent être librement appropriés par chaque lecteur peu importe son origine et qui, comme Santiano, le personnage principal, saura écouter son coeur pour découvrir sa « légende personnelle » : La poursuite d’un idéal mystique. Ce jeune berger andalou, motivé par des rêves prémonitoires décide d’abandonner une vie stable et part à la quête d’un trésor près des Pyramides de Gizeh, et son voyage se transforme peu à peu en parcours initiatique, pendant lequel chaque manifestation de la nature ainsi que chaque rencontre (le roi de Salem, le voleur du marché, le marchand de cristal, l’alchimiste entre autres) deviennent un « signe » ou un enseignement sur la vie. L’alchimiste, son ultime rencontre,  est une sorte de guide spirituel qui lui apprendra à écouter son coeur et qui couronnera son voyage.

 

Véritable révélation spirituelle et philosophique pour certains, ce livre nous pousse à réfléchir individuellement sur la quête d’un idéal et nous apprend que la vie n’a aucun sens si nous n’avons pas en nous un rêve, notre fameuse « Légende Personnelle ». Comme Santiano, nous apprenons que nos obligations sociales et nos rêves peuvent coexister dans un équilibre parfait et que l’un ne nuit pas forcément à l’autre. En effet, la vie serait bien triste si nous nous contentions d’accomplir quotidiennement nos devoirs et nos responsabilités au détriment de nos petits rêves secrets et quel bonheur ce serait un jour de pouvoir secouer le joug des convenances qui nous suffoquent mais auxquelles nous nous sommes accoutumés. En ce qui me concerne, outre ces petites leçons philosophiques sur la vie, le meilleur enseignement que j’ai pu tirer de l'Alchimiste, c’est qu’il ne faut jamais juger un livre avant de l’avoir lu.

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Commentaires

A mon humble avis, l'Alchimiste ne vaut pas plus que le prix de l'encre et du papier. La quête initiatique est stéréotypée, la symbolique simpliste et la philosophie à porté d'un élève de terminal. Si on ajoute la forme au fond, c'est un roman de gare sans grand intérêt. Si Le prophète de Khalil Gilbran n'avait pas eu un tel succès, si le Pendule de Foucault d'Umberto Eco n'avait pas rencontré son lectorat, si - dans un autre genre - La guête onirique de Kadath l'inconnu de Lovecraft n'était pas roman cultisime du dark fantasy et si, et surtout si, Goldmund et Narcisse de Hesse n'avait pas été jugé comme le roman fard de la littérature allemande d'entre deux guerres, je dirai que le roman populaire à besoin d'être simpliste. Mais ce n'est pas le cas.

Malheureusement, Paolo Coelho tue le livre initiatique avec ce roman. Pauvre Rudyard Kippling.

PS : Suis La loge Atlantide, ça c'est du roman initiatique et philosophique ! Mais, que diable, jete cette merde !
PSS : Vu que t'es une amie, t'as même le droit d'en faire la critique et être méchante envers mes fautes grammaticales et orthographiques.

Ecrit par : Benny Eliram | 02.04.2008

Avec du recul, tu as probablement raison mais comme je l'ai dit, ce livre n'a certainement aucune valeur littéraire. Reste que c'était agréable à lire c'est tout. A bientôt sur La loge atlantide. :)

Ecrit par : shalinee | 03.04.2008

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