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24.02.2008

La femme de trente ans: Quelle place pour la passion hors du mariage?

 

Classé dans les Scènes de la vie privée de la Comédie Humaine, La femme de trente ans est l’un des mélodrames les plus étonnants de Balzac, à la fois dans sa construction et dans les divers thèmes qui le composent, notamment  l'impossibilité de la femme de concilier le mariage et la passion au dix-neuvième siècle à cause du poids des lois sociales. La femme de trente ans est  également une belle peinture de l'aristocratie sous la Restauration. Julie, le personnage principal de ce roman est emprisonnée dans un mariage et est donc victime de la société de son époque qui ne lui permet pas de s’en libérer et se trouve donc en permanence en conflit avec les lois sociales et les lois du coeur.

 

Le roman présente le mariage comme un sacrement et un contrat indissoluble. D’ailleurs, à l’époque les mariages étaient imposés et les femmes bénéficiaient de peu de liberté, même dans les milieux les plus ouverts et elles ne pouvaient pas exercer leur libre-arbitre pour divorcer. Toutefois, bien que Julie ne peut s’extraire de son mariage, elle se permet des liaisons extra-conjugales qui ne sont possibles que dans le cadre de la haute société et à condition de sauver les apparences. Victime de la société mais également de ses propres élans passionnels, elle oublie les principes de son éducation et néglige ses obligations familiales, ce qui la pousse à une lente auto-destruction. Amoureuse, elle perd le sens de la mesure et de la prudence, dans cette société de la Restauration qui admet les liaisons des hommes mais pas celles des femmes et qui ne respecte que ceux qui savent dissimuler leur passion.

 

Concernant la construction de ce roman, il n’a pas d’unité structurale mais se compose par une unité des personnages. Julie, figure centrale du roman, est peinte à travers son comportement, ses rencontres et ses sentiments et est vue à travers les yeux d’autrui ainsi que les jugements que l’auteur porte sur elle. Quant aux autres personnages, ils dépendent tous de Julie elle-même et expriment un aspect d’elle. Par exemple, Hélène, la fille de Julie est située dans les rapports avec sa mère et le curé et la tante de Julie n’existent dans le roman que pour éclairer les problèmes de celle-ci.

 

Ce récit soulève ainsi des questions qui peuvent être actualisées dans notre société du vingt-et-unième siècle. Bien que les femmes ont certes plus de liberté,  les liaisons extra-conjugales posent les mêmes problèmes moraux et  ne sont pas admises dans plusieurs sociétés, pour les mêmes raisons décrites dans La femme de trente ans.

 

 

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Commentaires

Bonjour Shalinee,
Effectivement dans notre société occidentale, je ne t'apprends rien, la femme s'est émancipée par le travail : elle ne dépend plus de l'époux au niveau financier. Elle contribue aux dépenses du ménage tant les loyers et le coût de la vie sont élevés, en outre beaucoup possèdent une voiture qui les rend encore plus indépendantes. Ce n'est pas une critique, c'est le constat d'une évolution. Cela explique aussi l'augmentation des séparations : le femme peut s'autogérer financièrement. Dans d'autres pays les mentalités n'évoluent guère. En comparant, le sort de la femme libérée est qand même plus enviable.
Je sais que c'est peut-être une Lapalissad d'écrire tout ce qui précède mais il y a des gens chez nous qui ne partage pas le même avis et qui trouve normal que seul l'homme doive subvenir aux besoins matériel du ménage, l'épouse devant s'occuper du foyer. Il y a une forte majorité d'étrangers mais aussi des cadres supérieurs.
A+

Ecrit par : jacques | 24.02.2008

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